Démolir la culture de droite – Entretien avec Andrea Cavalletti

Culture de droite est le dernier ouvrage publié du vivant de Jesi. Les concepts de Jesi forgés dans d’autres livres sont ici présents, celui, notamment de « machine mythologique », et fonctionne comme une méthode originale de compréhensions des mythologies de la droite. Qu’est-ce que cette « machine mythologique » et comment Jesi a-t-il construit sa méthode ?

Jesi renvoie à l’essai de 1973, La fête et la machine mythologique, c’est-à-dire à la définition de son modèle « gnoséologique » le plus connu : la « machine mythologique » justement. Il s’agit d’un dispositif dont nous ne voyons que l’extérieur, mais qui témoigne d’une présence, à l’intérieur, du « mythe », dissimulé et inaccessible derrière ses murs impénétrables, dont il offre cependant des récits qu’il rend appréciables, des témoignages, c’est-à-dire les mythologies : « son fonctionnement renvoie sans cesse à la nourriture mythique, qui reste cependant inaccessible et offre à sa place la nourriture mythologique ». On pourrait peut-être comparer ce modèle à celui du panoptique foucaldien avec la présence invérifiable du gardien à l’intérieur de la tour. Seulement, les murs du modèle jesiens sont constitués de mythologie.

Quant à la culture de droite plus précisément, elle est pour Jesi le produit du mécanisme mythologique et linguistique des « idées sans mot ». Il s’agit d’une circulation linguistique qui « exige des non-mots », qui utilise des stéréotypes, des phrases toutes faites, des mots d’ordre, pas uniquement par ignorance, mais aussi parce que c’est cette pauvreté du vocabulaire et des syntagmes, leur insuffisance évidente, qui permet de faire allusion à quelque chose qui reste au fond incommunicable. La série des lieux communs, de leurs superstitions et de leurs préjugés renvoie à la dimension du secret, doit être comprise et située dans la perspective d’une vérité qui n’est que présumée, qui est telle précisément parce qu’elle gît inexprimée, et que c’est en demeurant insaisissable qu’elle est partagée par le locuteur et par ses auditeurs. La langue des non-mots, parce qu’elle renvoie à l’invérifiable, réunit ainsi tout un cercle d’adeptes et agit sur le pur plan des on-dit : ceux qui croient aux Protocoles des sages de Sion, par exemple, se soucient peu de leur authenticité, parce que le complot n’a pas besoin d’être un fait avéré, mais une éventualité plausible (comme la présence du gardien chez Foucault). C’est pourquoi déclarer l’inexistence (ou la fausseté) de ce que la machine prétend contenir (livre, document, nouvelle, fait…) revient à tomber dans son piège. Déclarer que son contenu n’est pas réel reviendrait justement à confirmer son essence mythique qui agit ici précisément quand elle n’est pas là, quand on ne peut pas la vérifier réellement. Jesi nous enseigne à ne pas tomber dans ce piège, c’est-à-dire plutôt à étudier, à saisir en flagrant délit et à exposer le fonctionnement de la machine mythologique. Une telle étude demeure l’unique manière pour éviter de mettre en marche le dispositif, pour ne pas adhérer à la « culture de droite » et, au fond, l’unique manière de ne pas être fasciste.

Culture de droite réunit deux études de Furio Jesi publiées en revue en 1975 et 1978. Pour commencer, pourriez-vous revenir sur ce qui pousse Jesi à rassembler ces textes en un livre, et sur ce qu’il nomme la culture de droite ?

Qu’est-ce qui pousse donc le mythologue à étudier en particulier la culture de droite ? La première phrase du livre répond en réalité à cette question : « il est impossible de consacrer un certain nombre d’années à l’étude des mythes ou des matériaux mythologiques sans rencontrer fréquemment en chemin la culture de droite et éprouver par conséquent la nécessité de s’y confronter ». Et en effet, dès 1964, Jesi a en quelque sorte toujours étudié la culture de droite, c’est-à-dire la culture opérant comme forme de « technicisation » (Kerényi) ou de « manipulation » des mythes. En même temps, il a reconnu dans les limites de la science mythologique elle-même (pratiquée par ses maîtres) des barrières qui fonctionnent comme des mécanismes de sauvegarde de la culture bourgeoise. Déterminée par le constat que toute connaissance intellectuelle hérite d’instruments et de matériaux qui ne sont pas neutres ni inoffensifs, mais en cohérence avec la nature du patrimoine culturel, et donc avec les rapports de pouvoir en vigueur, sa recherche est d’autant plus pénétrante et efficace qu’elle est marquée par une forte tension autocritique.

Mais ce livre se propose en particulier d’éclairer « certains aspects » de la culture de droite, notamment parmi les plus frappants et les plus dangereusement actifs. Je citerais, à propos de la science du mythe et des religions, le mythe que Jesi consacre au « trivial Eliade », comme l’appelle Kerényi, universitaire alors au sommet de sa célébrité, mais auteur dans les années trente de textes férocement antisémites ainsi qu’admirateur du fasciste roumain Codreanu. Et comme Jesi met en lumière des éléments de continuité significatifs entre l’étude des mythes et la production d’une mythologie fasciste, je citerais également d’autres pages, consacrées au Julius Evola ésotérique, raciste, grand sage toujours adoré par le néofascisme italien. La formation à laquelle un tel guide et ses épigones soumettent leurs adeptes est constituée de gestes gratuits et brutaux, d’exaltation du sacrifice jusqu’à la mort insensée et belle. Ce sont précisément ces « tâches inutiles imaginées par les sages du néofascisme ésotérique », comme l’explique Jesi, qui « sont de fait employées par les autres pour des raisons beaucoup moins métaphysiques et qui deviennent un terrorisme authentique aux objectifs tout à fait concrets ». On pense notamment à la période qui va du printemps et de l’été 1974 aux massacres de la Piazza della Loggia à Brescia et du train Italicus. Quelques années auparavant déjà, en 1970, Jesi avait pris la parole pour défendre les anarchistes injustement accusés lors du massacre de Piazza Fontana à Milan.

Jesi affirme qu’il y a tout aussi bien, et tour à tour, un néofascisme « au visage féroce » ou bien « en costume trois-pièces ». Si cela résonne particulièrement pour aujourd’hui, où Jesi situe-t-il la genèse historique de ces idéologies ?

Jesi examine la différence entre ces deux modalités de comportement en la mettant en relation à la différence entre les idéologies du fascisme ésotérique, sacré, inspiré par Evola, et celles du néofascisme profane, avec ses fétiches et son culte du luxe spirituel et matériel. Il constate donc qu’il n’y a pas d’homologie entre la différence idéologique et celle de comportement : le visage féroce n’est qu’une prérogative du néofascisme sacré et le néofascisme en redingote n’est pas uniquement celui profane. Il n’y a donc pas, dans le fascisme, de cohérence entre l’idéologie et le comportement. Ce qui rentre en jeu, en revanche, ce sont des relations plus intéressantes : le fascisme ésotérique, par exemple, prévoit une séparation hiérarchique entre les sages et ceux qui, à cause de la médiocrité de leur attitude, ne peuvent pas accéder au mystère. Ces derniers peuvent toutefois opérer dans le monde, puisque le sage, le « didacticien de la Tradition » leur assigne des tâches qui sont en elles-mêmes inutiles, mais qui, précisément pour cela, ne sont qu’une série « d’épreuves », d’épreuves de formation, qui visent à l’amélioration des adeptes et, avant même cela, au renforcement de la race, y compris à travers le sacrifice des individus. L’hypothèse de Jesi, qui me semble très convaincante, c’est qu’en partie du moins, les actes terroristes de ces années-là ont été projetés comme des tâches inutiles par les sages-maîtres dans des buts didactiques (absurdes, bien sûr) et qu’ils ont été ensuite favorisés et instrumentalisés, exploités par d’autres dans des buts bien différents, c’est-à-dire dans le cadre de stratégies politiques pour lesquelles il est utile que la bombe explose et surtout qu’elle explose « au bon moment ». Si cela est vrai, ajoute Jesi, on comprend aussi le caractère évidemment et irrémédiablement insensé de certaines actions : c’est précisément le geste inutile qui peut en effet échapper au contrôle des manipulateurs ; alors cette inutilité reste telle quelle, pure, en quelque sorte (c’est-à-dire uniquement cohérente avec la didactique ésotérique) : la bombe explose à un moment quelconque, et la logique de ce à quoi cela profiterait demeure dans ce cas inapplicable.

Les Wu-Ming ont pu dire de Jesi qu’il était l’homme « le plus haï par les fascistes » suite aux réactions des milieux de droite à la publication de cet ouvrage. Comment expliquez-vous ces réactions ?

On a effectivement besoin de faire un effort de pensée pour se l’expliquer, précisément parce que ces réactions étaient trop prévisibles et quiconque aurait évité de tomber dans le piège et de laisser voir des nerfs toujours aussi à découvert et irritables qu’en 1979. On peut assurément y voir un réflexe conditionné. Culture de droite est par ailleurs le plus provocateur de ses livres, et Jesi – qui n’avait assurément pas peur de s’exposer – semble la provocation personnifiée : chercheur génial et indépendant, communiste, juif, et vraiment insupportable parce qu’il manie, enquête et retourne dans tous les sens, comme si c’étaient des chaussettes, des objets et des livres sacrés, desquels un énergumène de ce genre ne devrait jamais pouvoir s’approcher. Il faut dans tous les cas avoir présent à l’esprit que ces réactions ne provenaient pas seulement du milieu néofasciste (toujours actif depuis ces années-là, de même que les maisons d’édition citées par Jesi), mais aussi de certains démocrates progressistes, de journalistes d’opinion plus ou moins influents qui ne peuvent tolérer Culture de droite parce que ce livre les met face à une vérité désagréable : cette culture, cette bouillie homogénéisée du passé, faite « d’idées sans mots » (Jesi cite Spengler) et donc de « mots écrits avec la majuscule » est celle dont ils se sont toujours nourris et où ils se vautrent allégrement – précisément eux, qui continuent à répéter depuis quarante ans que la différence entre droite et gauche est vieillie, inutile et doit être dépassée. Quand les fascistes attaquent Jesi et son livre, ils savent qu’ils trouveront un appui certain, qu’ils s’adressent à d’autres, dans un dialogue affectueux. Cependant Jesi ridiculise et rend irrecevables autant ce dépassement que ses acteurs. En effet, sur la base de sa définition de la culture de droite, la différence entre droite et gauche, bien qu’elle ne soit pas « infondée au niveau abstrait », ne subsiste simplement pas en Italie, parce qu’il ne s’y trouve justement pas de culture qui ne soit pas de droite. La prétention de dépasser une distinction qui n’existe pas, cet effort histrionique pour aller « au-delà », toute cette rhétorique ennuyeuse de la nouveauté, toutes ces choses apparaissent pour ce qu’elles sont : des répétitions rances de l’éternel même. C’est pourquoi beaucoup ne peuvent pas faire autre chose que s’irriter, de sorte qu’en plus de tous leurs nerfs mis à découvert, ce sont leurs vieilles amitiés et complicités qui apparaissent à la lumière.

Les Éditions la Tempête ont publié en 2016 le Spartakus dans lequel Furio Jesi analyse, en mythologue, la « symbologie de la révolte », notamment à travers l’exemple du soulèvement spartakiste. Avec Culture de droite, le travail de dé-mythologisation se concentre sur les discours et théories des représentants de la droite européenne. Est-ce que vous voyez une forme de continuité et/ou de rupture entre ces deux ouvrages ?

Pour répondre à cette question, je commencerais par dire que lorsque j’ai trouvé, il y a plus de vingt ans, le manuscrit inédit de Spartakus, j’ai été contrarié de remarquer qu’il manquait une page. Mais, heureusement, elle n’était pas perdue. Jesi l’avait extraite du livre pour l’insérer (en préparant ainsi un de ses « montages ») dans un dossier de travail justement intitulé « Matériaux pour l’étude de la culture de droite ». Il y a donc une certaine continuité, bien attestée, entre les deux livres, dans les intentions mêmes de l’auteur. Mais soyons plus précis : en reprenant cette page plusieurs années plus tard, Jesi souligne (avec un signe inscrit dans la marge) un passage sur François de Curel, sur la conception de « l’homme de valeur » capable de « s’imposer à la masse et de lui dicter ses mouvements », donc sur l’idée d’une masse « ayant besoin d’un guide ». Le lecteur de Culture de droite ne retrouvera pas la référence exacte, mais pourra reconnaître le traitement de ce thème. Dans Spartakus, le nom de de Curel est ensuite rapproché de celui de Barrès, « boulangiste, antidreyfusard, défenseur de la tradition nationale et religieuse ». Jesi rappelle que le protagoniste du roman de Barrès La colline inspirée est l’hérétique qui finit par se soumettre à l’ordre de l’Église : en d’autres termes, l’homme de la révolte qui en reconnaît « non seulement l’extinction, mais l’apaisement dans l’expérience des mythes auxquels s’unit le pouvoir ». Ce personnage littéraire est ainsi un modèle politique et témoigne du type de “sympathie” que ce pouvoir, auquel Barrès participe, peut nourrir pour la révolte. Et Spartakus est en effet une étude sur la révolte comprise comme “suspension du temps historique”, donc aussi sur son échec et son utilisation, sur sa fin sanglante comme reconstitution puissante (après la pause provoquée et interrompue au bon moment) des barrières du temps “normal”, c’est-à-dire fonctionnelles aux assises du pouvoir.

On peut observer à juste titre que le problème de la technicisation des mythes et de leur exploitation est central aussi bien dans Spartakus que dans Culture de droite  ; on pourrait également repérer des analogies entre la mythologie du sacrifice de la personne se révoltant et le geste inutile accompli par le néophyte du fascisme ésotérique ; et donc, à la lecture du passage de Culture de droite sur les actes terroristes suscités au bon moment, on pourrait se rappeler de celui sur la lutte spartakiste qui, en tant qu’elle est une révolte et non une révolution, fut paradoxalement “utile au pouvoir contre lequel elle s’était élancée”. Ou encore : il ne serait peut-être pas absurde de comparer les phrases sur la fracture entre la praxis et l’idéologie dans le fascisme à celles sur leur inséparabilité chez Rosa Luxembourg… On pourrait en somme relever toute une série d’analogies ou de correspondances opposées et symétriques. Naturellement, Spartakus est une œuvre de dé-mythologisation ou de destruction de ces éléments de la culture bourgeoise à même de s’insinuer et d’agir jusque dans la lutte des opprimés ; Culture de droite examine de son côté la construction mythologique elle-même, un domaine dans lequel existent uniquement ces éléments, les “idées sans paroles”, et où le mécanisme mythologico-linguisitique fonctionne à plein régime. Les deux livres sont justement séparés par la “machine mythologique” que Jesi n’avait pas encore conçue en 1969 et qui n’apparaît pas dans Spartakus. Mais il est vrai que pour des raisons contingentes ce livre n’allait connaître qu’une publication posthume, et il est également vrai que Jesi avait pour la première fois proposé et mis à l’épreuve son modèle dans un essai génial sur le Bateau ivre de Rimbaud, publié en 1972, qui est justement un essai sur la révolte et sur ce qui la différencie de la révolution, donc un peu une nouvelle version abrégée de Spartakus. Je dirais donc pour ma part aussi qu’il y a continuité et discontinuité ; discontinuité et, précisément pour ça, continuité.

Pourriez-vous nous expliquer quelle était la méthode de travail et d’écriture de Jesi ?

Il travaillait en général de la façon suivante : il donnait aux revues ses essais tout en prévoyant de les réunir en volume. Le livre contemporain de Culture de droite, les Matériels mythologiques, est aussi un recueil de textes déjà parus, notamment dans “Comunità”, le journal auquel Jesi collabora beaucoup dans les années soixante-dix et où avaient justement paru les deux études sur la culture de droite. Il s’agit là d’une véritable technique de “composition” : qu’ils soient des recueils d’essais, ou même des essais autonomes ou des livres comme Spartakus ou Kierkegaard en 1972, tous les travaux de Jesi sont, de façon plus ou moins évidente, des œuvres de montage, et le modèle de cette technique était la “connaissance par citations de Walter Benjamin”.

L’œuvre de Bachofen, aujourd’hui peu lue, semble occuper une place importante dans celle de Jesi, et on peut même avoir l’impression qu’il cherche à “arracher” cet auteur à sa récupération par la culture de droite. Pourriez-vous nous dire pourquoi Jesi a pu considérer comme un enjeu de lutte l’interprétation de cet auteur ?

La question est très importante et mériterait une réponse bien plus longue et articulée que celle que je vais ébaucher ici. Jesi cite en effet Bachofen dès la moitié des années 1960 et reprend l’important concept de “symbole reposant en lui-même” qui se retrouve aussi dans Culture de droite. Il y avait déjà eu au sujet de l’œuvre de Bachofen un affrontement entre des gens comme Alfred Bäumler (qui avait introduit en 1926 une anthologie d’écrits de Bachofen), Ludwig Klages ou encore Walter Benjamin. Je rappelle simplement, pour donner une idée des différentes positions, que dans son célèbre écrit sur Bachofen, écrit au cours de son exil parisien, en 1934-1935, Benjamin exprima une critique explicite autant que caustique de la philosophie de Klages ; toujours à Paris, il eut ensuite l’occasion d’observer Bäumer, parmi les membres de la délégation allemande officielle au IXe Congrès international de philosophie : “Bäumler est impressionnant : son comportement imite jusque dans les détails celui de Hitler et sa nuque grasse est le complément parfait du canon d’un revolver”. C’était en 1937. Trente ans plus tard, Jesi commencera à s’occuper, pour les éditions Einaudi, de l’œuvre majeure de Bachofen, le Mutterrecht, en le traduisant et en rédigeant une introduction (dont il reste deux versions) ainsi que de longues notes de commentaire érudites. Il s’agit d’un travail énorme, jamais achevé, et qui deviendra harassant au cours des années de rédaction de Culture de droite. Jesi étudie Bachofen au cours de ces années-là en prenant position par rapport à la Bachofen Renaissance des années 1920 (et aux épigones italiens comme Evola et ses adeptes) ; sa lecture tend, en quelque sorte, à arracher la teneur de vérité de ces livres des mains de l’ennemi. C’est une lecture donc proche de celle de Benjamin. Mais c’est aussi une lecture qui cherche à trouver sa place à côté de celle du Bachofen de Benjamin, c’est-à-dire à éviter le mimétisme, à ne pas retomber dans un rapport d’empathie facile et naïf, précisément parce que cette lecture est irriguée par l’idée – effectivement très benjaminienne, exprimée dans les Thèses sur le concept d’histoire – que “les morts ne seront pas non plus à l’abri de l’ennemi s’il gagne”. Jesi poursuit en somme la tentative de Benjamin, mais cela implique pour lui de ne pas adhérer à la lettre, mais à la méthode de Benjamin, parce que, comme pour Bachofen, il faut arracher également Benjamin des mains d’un ennemi qui n’a pas cessé de vaincre. Nous sommes ainsi retournés à la méthode, à la connaissance par composition à laquelle je faisais référence tout à l’heure.