Ne crois pas avoir de droits

« La liberté, en effet, est le seul moyen pour arriver à la liberté »

Librairie des femmes de Milan

Ne crois pas avoir de droits est le récit d’une expérience collective. L’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d’une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l’histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, de cette recherche d’une liberté réelle et vécue plutôt que formelle et légale. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu’à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi.

Suivi d’une postface de Teresa de Lauretis.

Ne crois pas avoir de droits. La génération de la liberté féminine à travers les idées et les aventures d’un groupe de femmes [Librairie des femmes de Milan]
Traduit de l’italien par le collectif Mise en commune
Postface de Teresa de Lauretis
ISBN : 9791094512104 – 263 pages – 15,00 €
A paraître le 06/05/2019


EN MARGE DU LIVRE

  • Extraits du livre sur paris-luttes.info
    « Né avec la prise de conscience de la contradiction entre hommes et femmes analysée à partir de l’expérience féminine, le mouvement autonome des femmes transgressait la loi et même les lois qui se prétendaient favorables aux femmes.
    Et cela parce que la pratique politique de ces groupes se basait sur d’étroits rapports matériels et discursifs entre femmes, ayant ainsi la possibilité de mettre en lumière des désirs et des besoins subjectifs enracinés dans des histoires individuelles différentes. »
  • Une interview des traductrices sur paris-luttes.info
    « L’égalité était prônée comme mode d’émancipation de la femme, c’était ce qui devait lui offrir les même droits que les hommes. Et avoir les mêmes droits que les hommes ça signifiait à terme avoir une vie qui serait en tous points similaire à celle des hommes. Et du coup s’opposer à l’égalité c’était pour elles ouvrir des mondes possibles, que leur vies ne soient pas un pur mimétisme des vies masculines qu’elles côtoyaient déjà. D’où le titre. »
  • Conférence du collectif de traduction à la journée « Farce doit rester à la justice »