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C’est un récit autobiographique entre le Pigalle marginal des années 1970 et l’Algérie d’avant l’Indépendance, d’un cinéaste confidentiel et sexuellement « touche à tout », rédigé avant de mourir du sida en 1996. Portraitiste remarquable, Guy Gilles rend hommage aux figures qui ont marqué sa mémoire – de sa voisine Mme Gerbault à ses amants Ahmed et Karl – dont la beauté fugace et la solitude profonde laissent en lui des images persistantes d’un passé qui ne passe pas. En jouant avec des procédés mémoriels proustiens, l’auteur nous dit que toute évocation du présent devient immédiatement une évocation du passé, elle est vouée à la disparition.
Guy Gilles (1938–1996) est un cinéaste français proche de la Nouvelle Vague. Auteur d’une œuvre poétique et intime, il explore la mémoire, l’amour et le temps qui passe. La récente découverte de sa filmographie à la Cinémathèque Française a mis en lumière ses plus grands films. On ne cesse de redécouvrir des trésors enfouis de Guy Gilles, films, photographies et dessins, mais cette fois-ci c’est d’un roman dont il s’agit. On y retrouve sa fascination pour des écrivains comme Marcel Proust et Jean Genet, ainsi que son élan formaliste pour l’expression de la sensibilité de la mémoire. Atteint du sida, il meurt dans l’oubli en 1996.
Préface : Mickaël Tempête - Postface : Pascale Breton 12 x 19 cm - 160 pages - isbn : 9791094512548 Parution le 13/11/2026


