Apocalypse et révolution

« La guerre civile produite in vitro est le narcotique auquel le capital confie ses rêves : sustenter sa propre durée en multipliant les cauchemars des prolétaires, faire en sorte que ses aires de domination se définissent comme camps retranchés, que ses citoyens fidèles s’identifient à ses policiers et que, par contre, et systématiquement, tout homme qui ne se reconnaît pas dans le pouvoir soit poussé vers la « position » qui se trouve du côté des bouches à feu ou du côté d’autres fusils : selon « son » choix. »

Giorgio Cesarano et Gianni Collu

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Pollution massive, bouleversement climatique, disparition de la faune et de la flore, chaque jour apporte de nouveaux chiffres pour confirmer les désastres d’une société en voie d’explosion. Apocalypse et révolution constitue une réponse efficace à ce qui, derrière les discours écologiques, se révèle comme une nouvelle phase de développement du capitalisme. Dès 1972, Cesarano et Collu, analysent comment, par l’auto-critique, la domination réinvestit des thèmes religieux afin de se faire valoir pour la dernière utopie possible. Selon Cesarano et Collu il n’y aura pas de solution « politique » à un processus qui remet en cause la survie même de l’espèce humaine. Il s’agit au contraire de découvrir, derrière la domination de la mort, le mouvement de la vie qui lutte pour conquérir un état de maître sans esclave. La révolution part du corps.
 
 
 

Apocalypse et révolution
[Giorgio Cesarano et Gianni Collu]
Traduit de l'italien par Lucien Laugier
A paraître en avril 2020